Calcul de la taxe d’aménagement 2026 : simulateur
Estimez votre taxe d’aménagement avec les valeurs 2026 : 892 € le m², 1 011 € en Île-de-France, abattement de 50 %, piscine et places de stationnement.
En bref
La taxe d’aménagement est due pour une construction, un agrandissement ou un aménagement soumis à permis de construire, permis d’aménager ou déclaration préalable. Elle se calcule en multipliant la surface taxable par une valeur forfaitaire, 892 € par m² en 2026 hors Île-de-France et 1 011 € en Île-de-France, puis par les taux votés par la commune et le département, et par la région en Île-de-France. Une piscine et des places de stationnement extérieures s’y ajoutent à des valeurs forfaitaires. Le calculateur ci-dessous détaille chaque étape.
Calculateur de taxe d’aménagement (valeurs 2026)
Calcul indicatif, fait dans votre navigateur : aucune donnée n’est envoyée. Il ne remplace ni la lecture du règlement ni l’avis du service urbanisme.
Valeurs 2026 : articles 1635 quater H et J du code général des impôts (Légifrance) et fiche F23263 de Service-Public. Le simulateur des taxes d’urbanisme d’impots.gouv.fr applique les derniers taux votés dans votre commune. La taxe d’archéologie préventive n’est pas comprise.
Ce qui est taxé
- Les constructions, reconstructions et agrandissements soumis à permis de construire, permis d’aménager ou déclaration préalable, y compris un abri de jardin ou une véranda clos et couverts.
- Certains aménagements, à une valeur forfaitaire fixée pour 2026 : piscine, 251 € par m² de bassin ; place de stationnement extérieure, 2 928 € par emplacement, jusqu’à 5 857 € si la collectivité l’a décidé ; éolienne de plus de 12 m, panneaux photovoltaïques au sol, emplacements de camping.
- Le changement de destination d’un local exonéré en local taxable, par exemple un local agricole transformé en logement.
- Une pergola, une tonnelle ou une terrasse ne sont pas taxables, car elles ne sont pas closes et couvertes. Les places de stationnement pour deux-roues ne sont pas taxées.
Surface taxable : ce n’est pas la surface de plancher
La surface taxable est la somme des surfaces de chaque niveau clos et couvert, mesurées à partir du nu intérieur des façades, combles, caves et stationnements compris. On en déduit l’épaisseur des murs autour des portes et fenêtres extérieures, les vides et trémies des escaliers et ascenseurs, et les surfaces sous une hauteur de plafond de 1,80 m ou moins.
Contrairement à la surface de plancher, la surface taxable compte le garage clos et couvert. Une maison de 120 m² de surface de plancher avec un garage intégré de 20 m² a donc environ 140 m² de surface taxable.
Abattement de 50 % et taux
Un abattement de 50 % s’applique à la valeur forfaitaire des 100 premiers m² d’une résidence principale et de ses annexes : en 2026, 446 € par m² au lieu de 892 €, ou 505,50 € au lieu de 1 011 € en Île-de-France. Les caves, celliers, appentis et stationnements clos et couverts comptent comme annexes. Une résidence secondaire n’en bénéficie pas. Pour un agrandissement, la surface créée s’ajoute à la surface taxable existante du logement : pour une maison de 90 m², seuls 10 m² de l’extension sont à demi-valeur. L’abattement ne porte ni sur la piscine ni sur les places extérieures.
Le taux communal ou intercommunal va de 1 à 5 % et peut atteindre 20 % dans certains secteurs. Le taux départemental, le même dans tout le département, est de 2,5 % au maximum. En Île-de-France, une part régionale de 1 % au maximum s’ajoute. Le service urbanisme de la mairie indique les taux et le secteur de votre terrain ; le simulateur des taxes d’urbanisme d’impots.gouv.fr applique les derniers taux en vigueur.
Exemple chiffré (fictif)
- Maison neuve hors Île-de-France, résidence principale : 130 m² de surface taxable, garage clos compris, et une piscine de 40 m². Taux fictifs : 4 % pour la commune, 2,5 % pour le département.
- Les 100 premiers m² à demi-valeur : 100 × 446 € = 44 600 €. Les 30 m² suivants : 30 × 892 € = 26 760 €.
- Piscine : 40 × 251 € = 10 040 €. Valeur taxable totale : 81 400 €.
- Part communale : 81 400 € × 4 % = 3 256 €. Part départementale : 81 400 € × 2,5 % = 2 035 €.
- Taxe estimée : 5 291 €, demandée en deux parts égales de 2 645,50 €.
Exonérations et paiement
- Exonérations de droit, notamment : construction de 5 m² ou moins, reconstruction à l’identique d’un bâtiment détruit ou démoli depuis moins de 10 ans, construction affectée à un service public, certains locaux agricoles, logements sociaux financés par un PLA-I.
- Exonérations votées par la commune ou le département, en tout ou partie : par exemple les abris et serres de jardin non professionnels de 20 m² ou moins, ou la surface d’une résidence principale financée par un prêt à taux zéro, dans la limite de 50 % de la surface au-delà des 100 premiers m².
- Pour une autorisation demandée depuis le 1er septembre 2022 et un projet de moins de 3 000 m² de surface de plancher (5 000 m² si l’autorisation a été délivrée avant le 21 février 2026), les surfaces se déclarent dans les 90 jours suivant l’achèvement des travaux, depuis l’espace sécurisé d’impots.gouv.fr, rubrique « Gérer mes biens immobiliers ».
- En dessous de 1 500 €, la taxe est demandée en une fois, à partir de 90 jours après l’achèvement des travaux. Au-delà de 1 500 €, elle est divisée en deux parts égales : la seconde est demandée 6 mois après la première.
Pour aller plus loin
Sources officielles
- Service-Public : taxe d’aménagement (fiche F23263, vérifiée le 1er janvier 2026)
- Légifrance : code général des impôts, articles 1635 quater H à K (assiette de la taxe d’aménagement)
- BOFiP : abattements sur la valeur forfaitaire de la surface de construction
- Service-Public.fr : surface de plancher, emprise au sol et surface taxable
- impots.gouv.fr : simulateur des taxes d’urbanisme
Sources consultées le 04/10/2026.
Limites
Les résultats sont une aide à la lecture. Vérifiez la version du document, sa portée, les pièces complémentaires et les sources citées auprès de la commune ou de l’intercommunalité. Une information absente ne signifie pas qu’aucune contrainte ne s’applique. La synthèse ne remplace pas l’analyse d’un professionnel ni la décision de l’autorité compétente.
Questions fréquentes
- Le garage compte-t-il dans la taxe d’aménagement ?
- Oui. Un garage clos et couvert entre dans la surface taxable, alors qu’il est déduit de la surface de plancher. Pour une résidence principale, il fait partie des annexes qui profitent de l’abattement de 50 %, dans la limite des 100 premiers m².
- Une piscine est-elle soumise à la taxe d’aménagement ?
- Oui, dès qu’elle relève d’une déclaration préalable ou d’un permis : elle est comptée à 251 € par m² de bassin en 2026, puis multipliée par les taux communal et départemental, et régional en Île-de-France. L’abattement de 50 % ne s’applique pas à la piscine.
- Quand faut-il payer la taxe d’aménagement ?
- Pour une maison, les surfaces se déclarent dans les 90 jours suivant l’achèvement des travaux sur impots.gouv.fr. En dessous de 1 500 €, la taxe est demandée en une fois ; au-delà, en deux parts égales à 6 mois d’intervalle.